Attention les chevilles

Des chevilles pour tout fixer ! Oui mais lesquelles choisir ?

En fonction de l’objet à fixer et de la nature du support (du mur), toute une gamme de différentes chevilles s’offre à vous. Vous voilà perplexe devant l’éventaire du marchand !!! Pas de panique, lebricoweb.com va tout vous expliquer.

  • Dans les cloisons légères et doublages (plaques de plâtre et complexes isolants), et pour des charges standard (jusqu’à 20 kg en moyenne par point d’ancrage), utilisez la cheville métallique à expansion. Ces chevilles fonctionnent aussi très bien avec les panneaux de bois et dérivés, les portes isoplanes… Elles nécessitent l’achat d’une pince spéciale. Le choix du modèle s’établit en fonction de la charge (diamètre et longueur) et de l’épaisseur du matériau support (à laquelle doit correspondre le collet, la partie pleine juste sous la collerette.

N’espérez pas fixer efficacement un ballon de 250 litres ou même une porte battante directement dans des plaques de plâtre. Seule alternative, aller chercher le matériau sous-jacent au moyen de chevilles longues spéciales.

  • Dans les matériaux alvéolaires, et pour des charges moyennes (jusqu’à 50 kg par ancrage), les chevilles nylon longues conviennent dans les parpaings et briques plâtrières.
  • La longueur de leur collet dépendra de l’épaisseur de la première paroi traversée. Quant à leur longueur, elle se choisit en fonction de la charge à fixer et du nombre d’alvéoles traversées (les plus longues constitueront un point d’ancrage derrière chaque paroi, multipliant d’autant la solidité).
  • Pour les charges lourdes (jusqu’à 100 kg par ancrage et plus), les chevilles à injection avec tamis offrent toutes les garanties de solidité. Leur principe consiste à noyer dans un mastic bi-composant à prise rapide une tige filetée sur laquelle s’opère la fixation.
  • Dans les matériaux pleins, friables ou peu résistants (carreaux de plâtre, béton cellulaire, pierres tendres, ou parois hétérogènes en meulière, mâchefer, enduits douteux…), et pour des charges moyennes, les chevilles nylon à expansion et les tampons en caoutchouc (ou dérivés appelés « chevilles universelles ») offrent toutes un point commun : le matériau qui les compose est suffisamment mou pour épouser les parois de l’orifice et, ainsi, empêcher l’arrachement.
    – Plus spécifiques, les chevilles spéciales béton cellulaire, métalliques ou en résine armée sont rigides et fonctionnent comme une vis à gros pas qui réalise son propre filetage dans le matériau (certaines sont même autoforeuses).
    – Pour des charges lourdes, les chevilles chimiques sont idéales, jusqu’à 100 kg par point d’ancrage. Elles présentent une solidité à toute épreuve, sont utilisables dans de nombreux matériaux et résistent très bien aux mouvements répétés (gonds). Mais leur mise en œuvre est un peu délicate et elles sont indémontables. Elles nécessitent un pistolet à mastic.

Quel est la nature du mur support ?

  • L’important est d’identifier le support et, donc, sa capacité à supporter le poids prévu.Le premier sondage se fait « à l’oreille » : si le son est mat et sec, c’est un matériau plein ; si le bruit résonne, vous avez affaire à des plaques de plâtre ou autre doublage de faible épaisseur.
  • Montez ensuite un foret à béton sur votre perceuse. Amorcez le perçage en position percussion.
    – Si le foret s’enfonce régulièrement d’un centimètre par minute au maximum, votre paroi est sans doute constituée d’un matériau de densité moyenne : pierre tendre, plâtre, ciment léger, béton cellulaire, mâchefer etc. La couleur de la poussière confirmera le diagnostic : blanc pour le plâtre, gris clair pour le mâchefer, gris foncé pour le ciment, beige ou ocre pour une pierre calcaire.
    – Si le foret pénètre de moins d’un centimètre par minute, le matériau est de haute densité : béton, brique pleine, pierre dure… Là encore, la couleur est un bon indice : gris pour le béton, rouge ou ocre foncé pour la brique, gris foncé ou rosé pour les granits ou grès…
    – Sur une paroi sonnant creux au premier test, débrayez la percussion et percez avec délicatesse. Le foret va s’enfoncer d’un coup, et vous risqueriez de traverser de part en part ou de taper dans le mur support dans le cas d’un doublage. Là aussi, s’il n’y a que de la poussière blanche, il s’agit d’une cloison creuse. Si des morceaux de polystyrène ou de fibres apparaissent, c’est un doublage isolant.
    – Dans une paroi apparemment pleine, si après les deux ou trois premiers centimètres de perçage, la mèche s’enfonce d’un coup, vous avez affaire à des blocs creux : ciment aggloméré ou parpaings (poussière grise), brique creuse (poussière rouge) ou carreaux de plâtre alvéolaire (poussière blanche).
    – Si le foret se bloque ou dévie, vous êtes probablement tombé sur les fers ou les graviers d’un mur en béton vibré et/ou armé. Là, seul le perforateur vous sortira d’affaire !

Quels sont les différents types de chevilles ?

Pour vous aider à bien choisir le type de cheville à utiliser, définissons d’abords les deux types de supports :
– les matériaux pleins sont représentés par le béton, la brique pleine, le parpaing plein, la pierre, le béton, le béton cellulaire, le pisé etc.
– les matériaux creux sont illustrés par la brique creuse, le parpaing creux, la plaque de plâtre – Placoplatre – etc.

Chevilles pour matériaux pleins

  • Cheville à expansion – à écartement : composée de plusieurs lamelles en nylon, la cheville à expansion prend place dans un trou. Les différentes lamelles s’écartent sous l’action du vissage pour venir se plaquer aux contours du trou, le tout est ainsi rendu solidaire. Selon la taille, la cheville à expansion supporte des charges moyennement lourdes.
  • Cheville à frapper : composée d’une cheville et d’une vis, la cheville à frapper est une solution pour les fixations rapides et légères de plinthes, tasseaux, montants divers, rails, etc. Une fois le trou réalisé au bon diamètre, la cheville à frapper est plantée directement au marteau (en frappant la tête de vis) ce qui a pour effet de la rendre solidaire avec le support.
  • Cheville boulon : identique sur le principe à une cheville à expansion, la cheville boulon se différencie sur sa résistance mécanique. Réservée aux charges lourdes, et utilisée de préférence dans du béton, la cheville boulon ou goujon est composée d’une bague et d’un boulon (vis + écrou). Une fois mise en place dans le trou, le fait de serrer l’écrou écarte la cheville à l’intérieur du trou et la rend donc solidaire avec le support.
    La cheville boulon est également appelée goujon d’ancrage ou goujon d’expansion.

    Chevilles à expansion
    Cheville boulon

    cheville à frapper
    Chevilles à frapper

Chevilles pour matériaux creux

Cheville à déformation – verrouillage de forme : réservée à la fixation d’objets légers dans un matériau creux, cette cheville est composée de plusieurs ailettes en nylon. Sous l’action du vissage, la vis déforme d’abords les ailettes puis vient ensuite les plaquer contre le support pour rendre le tout solidaire.
Cheville à visser : avec ou sans trou dans un support creux et tendre (idéal pour le placo), la cheville à visser, dite cheville autoforeuse ou cheville autoperceuse, se visse dans la paroi.

Cheville à visser dans du placo.

Cheville à visser dans du placo.

C’est son filetage extérieur qui l’a rend solidaire du support. Ensuite, le fait de visser la vis écarte légèrement l’intérieur de la cheville renforçant ainsi la rigidité de l’ensemble. La cheville autoforeuse est toutefois réservée aux charges légères – accrochage de tableaux, cadres etc.

Cheville à bascule :

Principalement utilisée pour les fixations au plafond. La cheville à bascule est composée d’une vis et de plusieurs ailettes en métal munies de ressorts. Une fois introduite dans un trou et après avoir traversé le support, les ressorts de la cheville à bascule libèrent les ailettes qui viennent se plaquer au dos du support. Le vissage rend le tout solidaire. Le principal inconvénient des chevilles à bascule est qu’il est nécessaire de percer assez gros pour que tout le mécanisme puisse traverser le support.

Cheville à bascule 

Chevilles pour plaques de plâtre

Très connues dans le milieu du bâtiment sous le nom de « cheville Molly » (première marque à les avoir popularisées), ces chevilles, en métal, sont composées d’une vis et d’un corps déformable à ailettes. Pour pouvoir les mettre en place, il est préférable de s’équiper d’une pince à cheville appelée également pince à expansion. Une fois le trou réalisé, il suffit de mettre en place l’ensemble (cheville + vis), de sertir la cheville (ce qui a pour effet de déformer les ailettes en venant les plaquer au dos de la plaque de plâtre en forme d’étoile) et de visser. Offrant une bonne résistance mécanique, c’est l’idéal toute fixation dans le Placoplatre.

Cheville « Molly »

Chevilles à verrouillage de forme

Même si les plaques de plâtre ne sont pas faites pour y suspendre de très lourdes charges, une cloison creuse peut supporter plus de poids qu’il n’y parait à condition de choisir des chevilles spécifiques.

  • Chevilles pour tous types de supports – chevilles universelles : ce type de chevilles, en nylon, convient pour toutes les petites fixations légères qui n’ont pas à subir de contraintes à l’arrachement quel que soit le support. Les chevilles multi-matériaux supportent de très légères charges.
  • Chevilles d’isolation : spécifiques à la pose d’isolation – généralement extérieure. Identiques sur le principe aux chevilles à frapper, mais disposant d’un corps plastique spécialement adapté aux plaques d’isolant, les chevilles d’isolation servent à fixer après collage les différents panneaux. Les rendant solidaires les uns des autres d’une part – grâce à une large rondelle d’appui – et aussi et surtout solidaires du support d’autre part. On trouve les chevilles d’isolation de différentes longueurs car adaptées aux différentes épaisseurs de panneaux d’isolation.
  • Scellement chimique :  fixation composée dune résine et d’un durcisseur. Une fois le trou réalisé, on injecte le mélange de produits à l’aide d’une seringue ou d’un pistolet dans le tamis – cheville perforée permettant la diffusion du produit fixateur. Lorsque la cheville est remplie, le produit s’échappe par les alvéoles de cette dernière ce qui permet d’élargir la surface de fixation – en créant un ensemble rigide. Le trou ainsi rempli de produit, il suffit de mettre en place la vis ou le goujon et d’attendre que la résine durcisse et rigidifie l’ensemble. Le scellement chimique est à réserver aux charges lourdes ou sujettes à l’arrachement.

    Cheville chimique

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